Adolphe-Jérôme Blanqui

Résumé

Adolphe-Jérôme Blanqui Cours d’économie industrielle/1837

On avait pensé pendant quelque temps que l’argent était la richesse par excellence et qu’en multipliant le papier, qui la représentait, multipliait la richesse elle-même. Mais le renchérissement de toutes choses et la chute du papier avaient dessillé les yeux des plus aveugles, et comme c’est l’usage dans les circonstances semblables, on avait passé de l’engouement à l’aversion, du fanatisme à l’incrédulité. Il n’y avait plus désormais de richesse véritable que la terre, et de revenus assurés que ceux qui émanaient de son sein.
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Adolphe-Jérôme Blanqui Cours d’économie industrielle/1837

La plus importante question qui se rattache au capital, ce qui en forme l’élément le plus précieux, celui sans lequel les autres n’auraient aucune valeur puisqu’ils ne seraient pas mis en œuvre : c’est l’homme et son intelligence, qui forment ce que j’ai déjà appelé le capital moral d’une nation. L’intelligence de l’homme est le plus important de tous les capitaux et il importe de ne pas le laisser inactif. L’or n’est rien sans la pensée, c’est elle qui est tout.
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Adolphe-Jérôme Blanqui Cours d’économie industrielle/1837

La théorie des débouchés, si bien développée depuis les Économistes, par J. B. Say, a mis cette vérité dans tout son jour et dignement achevé ce qu’Adam Smith, notre maître à tous, avait si bien commencé. Mais quelle lumière ont versée-sur cette grave question les hypothèses hardies de l’école économiste ! Quelles immenses conséquences nous avons tirées de cette proposition si simple, que la richesse des nations ne consiste pas dans les richesses non consommables telles que l’or et l’argent, mais dans les biens consommables reproduits par le travail incessant de la société !
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