Résumé

Portrait de Jane Marcet Jane Marcet L’économie politique en vingt-deux conversations

Être riche, très-riche, plus riche que tout autre peuple, semble être le grand but de l’économie politique ; tandis que la morale et la religion nous enseignent que c’est notre devoir de modérer en nous l’amour du gain, cette soif de richesse qui est la source de tous les crimes. Il est en outre fort évident que les hommes les plus riches ne sont pas toujours les plus heureux. Mais si la richesse ne fait pas le bonheur des individus, comment peut-elle faire celui des nations ? Un peuple pauvre et vertueux est sûrement plus heureux que celui qui est riche et vicieux.
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Portrait de Jane Marcet Jane Marcet L’économie politique en vingt-deux conversations

Je ne croirai jamais que ce soit pour le bien d’aucun autre que de lui même qu’un fabricant essaie dans ses manufactures quelque nouveau genre de travail.
— C’est possible, reprit Hopkins ; mais il n’est pas douteux que le bien qu’il se fait à lui-même rejaillit sur les autres : c’est dans la nature des choses. Dieu veille sur le pauvre aussi bien que sur le riche, et s’il a mis dans la tête des manufacturiers les moyens d’expédier le travail et de l’effectuer à des prix modérés, c’est pour le bien de tous.
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Portrait de Jane Marcet Jane Marcet L’économie politique en vingt-deux conversations

L’orgueil de la richesse est, pour les uns, un motif ; pour d’autres, l’amour de l’indépendance ; la crainte des revers futurs en porte plusieurs à accumuler ; d’autres sont animés par l’espérance de pouvoir faire plus de bien ; le désir de pourvoir aux besoins d’une famille, et de lui laisser du bien est encore un puissant motif ; mais je crois que le plus fort de tous, et celui qui agit le plus généralement, est l’ambition d’améliorer son état et d’accroître ses jouissances en faisant une dépense plus libérale.
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