Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi

Résumé

Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi Études sur les constitutions des peuples libres… (1836)

Nous savons que le travail servile, comme le travail mercenaire, vaut rarement sa récompense; nous savons que la vraie richesse, la vraie force, le bonheur enfin des nations est attaché à une nombreuse population rurale; nous savons que l'amour de la propriété, la confiance dans la perpétuité, et l'intelligence de celui qui travaille pour son propre compte, triomphent de la nature la plus rebelle; nous savons, enfin, que depuis vingt siècles les latifundia ont ruiné l'Italie et les provinces.
Source : Gallica

Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi Études sur les constitutions des peuples libres… (1836)

A Rome, en effet, à la réserve des ateliers des artistes, des teneurs d'hôtels, des loueurs de voitures, des marchands de boutiques destinées aux seuls étrangers, tout languit, tout dépérit, tout travail cesse, toute industrie, autre que celle de la mendicité, est interdite au pauvre. Rien n'est si commun que d'entendre accuser les Romains de fainéantise, d'entendre demander avec indignation pourquoi tous ces hommes valides, qui croupissent au coin de toutes les rues, ne travaillent pas.
Source : Gallica

Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi Études sur les constitutions des peuples libres… (1836)

La création des banques augmente, tant que le calme dure, la masse du capital circulant dans le pays, pour animer l'industrie, d'une somme considérable; elle change le tiers, la moitié peut-être les métaux précieux qui étaient employés comme auméraire, et qui coûtaient à la société en ne lui apportant rien, contre une valeur égale de livres idéales, qui ne lui coûtent rien, et qui lui rapporcent : c'est là le plus haut avantage auquel puissent prétendre les banques. Mais sommes-nous à une époque à laquelle l'augmentation du capital immatériel soit un avantage désirable?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature