Gustave de Molinari

Gustave de Molinari

Résumé

Portrait de Gustave de Molinari Gustave de Molinari La république tempérée (1873)

Est-ce tout ? la sécurité est-elle le seul bien nécessaire qu'une nation attende de son gouvernement, et qu'il ait l'obligation de lui procurer ? Non ! il faut y joindre la liberté, et ici encore les garanties qui pouvaient suffire dans les anciennes sociétés sont devenues insuffisantes pour les nôtres. Dans le milieu social que nous a fait la civilisation accumulée de tant de siècles, l'individu s'appartient presque complétement, il est le maître de sa destinée, mais c'est à la charge de se procurer lui-même des moyens d'existence et d'en régler l'emploi.
Source : Gallica

Portrait de Gustave de Molinari Gustave de Molinari La république tempérée (1873)

Sans doute, de tous les régimes qui se sont succédé en France depuis un demi-siècle, c'est la monarchie constitutionnelle qui a le plus complétement procuré à la France, au prix des moindres sacrifices, les biens précieux qu'une nation demande à son gouvernement, c'est elle aussi qui a vécu le plus longtemps ; elle n'a pas duré moins de trente-quatre ans, tandis que l'Empire n'a eu que dix-neuf ans d'existence, et la République de 1848 moins de trois ans.
Source : Gallica

Portrait de Gustave de Molinari Gustave de Molinari La république tempérée (1873)

C'est là un contre-poids indispensable aux pouvoirs spéciaux accordés à la classe dirigeante. En absence de ce contre-poids, tout gouvernement devient un monopole, monopole d'autant plus oppressif et plus insupportable qu'il est exercé par une classe plus puissante et plus nombreuse.
Ce contre-poids trouve sa place naturelle dans une seconde chambre issue de la totalité de la nation et chargée de contrôler la gestion de la première. Comment devrait-elle être constituée pour représenter la généralité des intérêts nationaux, sans qu'aucun de ces intérêts pût être sacrifié?
Source : Gallica

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