Jean de Colbert

Résumé

Jean de Colbert Suffrage universel et monarchie… (1873)

Nous en concluons que la monarchie limitée est la forme de gouvernement qui s'impose nécessairement à la France. A priori, la monarchie limitée donne comme garantie aux intérêts conservateurs un prince héréditaire, qui, très-probablement, ne sera jamais un démagogue, et, comme garantie aux autres intérêts, un parlement électif assez puissant pour contenir le prince et pour l'obliger à compter avec l'opinion publique. Au contraire, avec une république démocratique, tous les pouvoirs sont à l'élection du peuple.
Source : Gallica

Jean de Colbert Suffrage universel et monarchie… (1873)

En temps de révolution, la vitalité redouble dans les grandes villes. Surtout à Paris, les masses populaires sentent le pouvoir en quelque sorte immédiatement entre leurs mains. Tout au contraire, la vie s'arrête dans les campagnes, les paysans se sentent faibles et isolés dans leurs petites communes ; la veille, ils obéissaient à un gouvernement régulier avec lequel on était sûr du lendemain, et, tout à coup, ils se voient livrés aux caprices des masses populaires d'une ville éloignée. En définitive, tout se résume pour eux en un changement de maître qui est loin d'être avantageux.
Source : Gallica

Jean de Colbert Suffrage universel et monarchie… (1873)

Les partisans de cette manière de voir doivent forcément reconnaître que nous sommes en plein provisoire, car, dans l'état de choses actuel, la souveraineté du suffrage universel est presque dépourvue de sanction, et rien ne consacre que l'Assemblée ne pourrait modifier profondément ce corps électoral.
Avant d'aller plus loin, nous devons nous rappeler que la souveraineté du suffrage universel est une doctrine nouvelle. En effet, un peuple n'est pas rigoureusement la génération présente, c'est l'ensemble de cette génération des traditions nationales et des intérêts d'avenir de la nation.
Source : Gallica

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