Résumé

Le gouvernement le plus simple… (1851)

Mais ce qui est déplorable, c'est que non seulement on ne résout pas le problème, mais on ne le soupçonne même pas. Si tous cherchaient la vraie solution, on la trouverait tôt ou tard ; mais, au lieu de chercher l'harmonie, on ne vise qu'à la destruction de l'un des deux termes, de celui qu'on croit son ennemi. Et qu'arrive-t-il ? Précisément le contraire de ce que l'on attend. Ceux qui veulent comprimer ou détruire la liberté, nous mènent droit à l'anarchie ; ceux qui veulent détruire tout pouvoir pour la liberté, nous conduiront à une sanglante dictature.
Source : Gallica

Le gouvernement le plus simple… (1851)

La garde nationale est un contrepoids qui n'a plus de raison d'exister là où la royauté a disparu, là ou l'armée n'est plus un instrument, aux mains du pouvoir, dont la liberté doive se défier.
Le suffrage universel est une manière d'exercer la souveraineté nationale qui n'est bonne et ne sera durable qu'à la condition qu'on aura la sagesse de ne lui demander rien de plus que des contrôleurs bornant leur tâche aux votes annuels de l'impôt, du budget, de la loi des comptes et de la question de confiance posée sur une réduction de crédit.
Source : Gallica

Le gouvernement le plus simple… (1851)

Ayez le courage de vos convictions monarchiques ; ayez le courage de demander le rétablissement de la royauté absolue, puisque c'est à cette forme seule de gouvernement que s'appliquent tous vos raisonnemens sur la stabilité du pouvoir et sur l'esprit de suite dans la politique ; mais ne nous vantez plus ces avantages imaginaires dès qu'il s'agit de la royauté constitutionelle !
Quand c'est la Majorité qui fait et qui défait les Ministères ; quand c'est la Majorité qui vote et qui abroge les lois ; quand c'est la Majorité qui ratifie ou qui repousse les traités
Source : Gallica

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