Résumé

Victor Carla Quelques mots sur l'Assemblée constituante de 1848 (1849)

La République est dans ce moment l'État légal de la France ; elle est depuis longtemps dans ses habitudes et dans ses goûts. Le suffrage universel, qui fait participer le plus humble citoyen au gouvernement, a été accepté par elle avec bonheur, et c'est une conquête qu'il est désormais impossible de lui ravir. Or, le suffrage universel, c'est la République elle-même; c'est la mise en action du principe de l'égalité, et la garantie de tous les droits du peuple.
Source : Gallica

Victor Carla Quelques mots sur l'Assemblée constituante de 1848 (1849)

Si la monarchie était rétablie avec le concours du clergé, le jour inévitable où le peuple briserait de nouveau la monarchie pourrait être aussi pour la religion et pour le clergé un jour de ruine. Si au contraire la République, consolidée sur les éternelles bases de la justice et de la raison, devient le gouvernement incontesté de l'avenir, je n'hésite pas à prédire que chaque jour verra croître le pouvoir de la religion et l'influence du clergé. Comment en serait-il autrement? L'homme éprouve le besoin d'être gouverné.
Source : Gallica

Victor Carla Quelques mots sur l'Assemblée constituante de 1848 (1849)

Assurément, en 1789, au lieu de faire une révolution sociale et politique on aurait pu peut-être, en octroyant une Charte et des droits au peuple, conserver l'ancienne forme aristocratique de la monarchie, et faire quelque chose de semblable au gouvernement anglais ; mais la révolution sociale avait précédé la révolution politique. L'aristocratie, privée de son pouvoir par la royauté, avait été privée de ses richesses par ses habitudes et ses préjugés.
Source : Gallica

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