Ferdinand de Lacombe

Résumé

Ferdinand de Lacombe République, réaction, appel au peuple… (1851)

Or, vous n'ignorez pas, que dès que le revenu d'un pays ne suffit pas à ses besoins, alors que tous les genres d'impôt semblent avoir atteint leur maximum, il se trouve bientôt obligé d'entamer de plus en plus son capital, pour faire face aux exigences qui l'assiègent, c'est-à-dire, d'augmenter sa dette d'année en année, sans se flatter de pouvoir jamais la payer. C'est là, à coup sûr, une extrémité bien fâcheuse, puisqu'elle a pour résultat inévitable de tarir les sources de la richesse publique, et de rendre le retour de la prospérité bien difficile, si non tout-àfait impossible.
Source : Gallica

Ferdinand de Lacombe République, réaction, appel au peuple… (1851)

Représentants d'un grand peuple, qui vous a donné, avec sa confiance, les pouvoirs nécessaires pour parer à toutes les éventualités, et qui vous a ainsi imposé l'obligation de prendre, au besoin, toutes les mesures propres, non-seulement à assurer sa prospérité et son bien-être, mais surtout à le préserver du danger et de la ruine qui le menacent, vous contenterez-vous de discuter gravement des lois, utiles sans doute, mais qui ne sont pas d'une nécessité urgente, et ne ferez-vous rien pour le sauver promptement de l'anarchie et de la misère?
Source : Gallica

Ferdinand de Lacombe République, réaction, appel au peuple… (1851)

Il est seulement évident que celui des trois prétendants sur lequel la nation devra porter ses suffrages, si elle veut sincèrement clore l'abîme des révolutions, est celui qui représente le principe auquel la grande majorité sera toujours le plus disposée à se rattacher, comme à une ancre de salut dans la tempête, qui retienne solidement le vaisseau de l'Etat, l'empêche de dériver et d'aller se perdre, soit sur les écueils aussi attrayants que dangereux du pouvoir absolu, soit sur la côte désolée et toute hérissée de brisants du socialisme.
Source : Gallica

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