Résumé

Édouard Baillet Citoyen et soldat. Les droits de l'armée française… (1850)

C'est une voie fatale, général, que celle où vous êtes engagé : un précipice est au bout. Vous connaissez mal l'armée, si vous prenez son silence pour de l'approbation ; ce silence est celui de la discipline : prenez bien garde qu'un jour il ne se change en indignation. Dans la position pu vous m'avez mis, je représente un principe : celui de la liberté de l'homme et de l' indépendance du citoyen ; ma cause est donc celle de toute l'armée ; vous auriez dû y songer.
Par votre décision arbitraire, vous avez détruit la carrière d'un officier honorable qui n'avait jamais failli à ses devoirs
Source : Gallica

Édouard Baillet Citoyen et soldat. Les droits de l'armée française… (1850)

Le principe de la politique anglaise a pour but le monopole du commerce, et par extension la conquête : il a l'amour du gain pour stimulant. On ne peut nier que les Anglais n'en aient recueilli de grands résultats.
La Révolution de 89 surtout a fixé le principe qui doit faire mouvoir notre politique extérieure : il a pour but la liberté et l'émancipation des peuples; son stimulant est l'amour de l'humanité, ou, si on l'aime mieux, la générosité. On sait comment, après 1830, Louis-Philippe le pratiqua. Erigeant l'égoïsme en système, il dit : Chacun pour soi, chacun chez soi.
Source : Gallica

Édouard Baillet Citoyen et soldat. Les droits de l'armée française… (1850)

Sortie de la bouche d'un des membres les plus obscurs de cette armée,qui, si elle a juré de sauvegarder la sécurité et les droits de tous, a aussi juré de conserver intact et pur le dépôt sacré de notre véritable gloire et de nos libertés, la vérité, qui doit toujours surgir, n'en aura que plus de poids; nous la disons sans crainte comme sans ostentation; car elle sort d'un coeur animé d'un ardent amour pour la patrie que nous voyons poussée vers des révolutions nouvelles.
Source : Gallica

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