Résumé

Pierre Gillier Quels moyens avons-nous de faire cesser l'agitation générale et de rétablir la tranquillité en Europe comme en France… (1850)

Elle voit que la liberté qu'elle a conquise n'est rien pendant que cette liberté est mise en conteste par les rois, pendant qu'ils se tiennent liés et associés pour fondre sur le territoire des peuples qui veulent se soustraire à leur prétendu droit de force brutale et se gouverner eux-mêmes par des lois sages qui seraient combinées d'après leurs besoins! La France, tenue sous le joug depuis trente-trois ans, voit que, pour mettre à couvert sa liberté des attaques des puissances étrangères , il lui faut de plus l'indépendance nationale, ce qui manque à tous les peuples.
Source : Gallica

Pierre Gillier Quels moyens avons-nous de faire cesser l'agitation générale et de rétablir la tranquillité en Europe comme en France… (1850)

Le luxe fut à l'égal de l'orgueil, de la vanité, et le luxe créa des manufactures par enchantement, et fit sortir des ouvriers des campagnes par milliers. — On fabriquait, fabriquait I on ne pouvait pas assez fabriquer ; on rivalisait de vanité de proche en proche; tout petit particulier voulait en singer un plus grand , et faisait plus de dépense que son revenu ne pouvait le lui permettre; dès lors tous les biens fonds se couvrirent d'hypothèques ; sous Louis-Philippe , la sainte alliance nous faisait faire la police de l'Europe et nous faisait payer les frais de notre propre gloire.
Source : Gallica

Pierre Gillier Quels moyens avons-nous de faire cesser l'agitation générale et de rétablir la tranquillité en Europe comme en France… (1850)

Jamais il n'avait fait autant de progrès que sous Louis-Philippe ; ce fut sous ce règne qu'il fut porté au comble ; et la chute de ce prince le transmit tout palpitant à la nouvelle république, dont nous avons dit dans une profession de foi : Elle commence comme celle de Rome a fini, par les brigues et les cabales.
C'était un assez fâcheux pronostic , et l'événement en sera certain si les brigues continuent d'être le ressort de la république ; car un état n'est plus rien, toutes les fois que, pour s'enrichir, des gouvernants avides se jettent sur lui ou sur ses finances comme sur une proie.
Source : Gallica

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