Pierre Gillier

Élements biographiques

Pierre Gillier Observations impartiales sur le projet de constitution de 1848

Mais que, si l'on veut obtenir la liberté franche et conserver le gouvernement républicain que la révolution de février nous a donné, il faut bien se garder d'adopter cet alliage que le projet de constitution a fait- d'institution monarchique avec la forme du gouvernement républicain,- qu'il n'y a que les principes purs et sans alliage qui puissent nous sauver, et faire cesser partout dans l'intérieur, du moins de la France, l'agitation et la discorde ; qu'il n'y a que les principes de religion, de morale, de justice envers tous les citoyens.
Source : Gallica

Pierre Gillier Quels moyens avons-nous de faire cesser l'agitation générale et de rétablir la tranquillité en Europe comme en France… (1850)

Elle voit que la liberté qu'elle a conquise n'est rien pendant que cette liberté est mise en conteste par les rois, pendant qu'ils se tiennent liés et associés pour fondre sur le territoire des peuples qui veulent se soustraire à leur prétendu droit de force brutale et se gouverner eux-mêmes par des lois sages qui seraient combinées d'après leurs besoins! La France, tenue sous le joug depuis trente-trois ans, voit que, pour mettre à couvert sa liberté des attaques des puissances étrangères , il lui faut de plus l'indépendance nationale, ce qui manque à tous les peuples.
Source : Gallica

Pierre Gillier Quels moyens avons-nous de faire cesser l'agitation générale et de rétablir la tranquillité en Europe comme en France… (1850)

Jamais il n'avait fait autant de progrès que sous Louis-Philippe ; ce fut sous ce règne qu'il fut porté au comble ; et la chute de ce prince le transmit tout palpitant à la nouvelle république, dont nous avons dit dans une profession de foi : Elle commence comme celle de Rome a fini, par les brigues et les cabales.
C'était un assez fâcheux pronostic , et l'événement en sera certain si les brigues continuent d'être le ressort de la république ; car un état n'est plus rien, toutes les fois que, pour s'enrichir, des gouvernants avides se jettent sur lui ou sur ses finances comme sur une proie.
Source : Gallica

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