Amédée-Théodore Bouis Français... prenez garde à vous… (1849)

Les lumières de chacun sont précieuses pour établir la liberté sur des bases solides, et pour persuader à tous les citoyens enfin, que lorsqu'on veut respecter les droits de l'humanité, il ne doit, il ne peut y avoir que les lois qui commandent ! Vous tous qui aimez votre pays, ralliez-vous ! On passe rapidement de l'esclavage à la liberté, mais on marche plus rapidement encore de la liberté à l'esclavage! Que le peuple, qui a dit ce mot sublime : « Nous avons trois mois de misère au service de la République, » que ce peuple déclare qu'il ne fera pas la guerre à ses frères d'Italie...
Source : Gallica

Amédée-Théodore Bouis France et Italie, ou le Congrès des peuples… (1849)

Nous avions tort de compter sur M. de Lamartine; il a caché son manifeste dans les plis du vieil étendard des coalitions, et il a agité ce fantôme sous les yeux de la France ; si elle veut combattre pour l'immortelle justice , sauver l'Italie, ma patrie et sa soeur latine ; si elle obéit à ses instincts et à sa nature, il lui prédit sa ruine ; il lui montre l'Angleterre soudoyant encore une fois l'Europe ; c'est la peur qu'il encense , la peur qu'il veut rendre furieuse, la peur qu'il tâche de répandre dans tous les coeurs et de rendre maîtresse de l'univers !..
Source : Gallica

Amédée-Théodore Bouis Événements de Paris pendant les journées de juin 1848… (1848)

Telle n'est pas notre pensée ; nous poserons comme un principe incontestable, que, dans une République, le droit de discussion est le droit sacré de la minorité ; il faut aux gouvernements républicains des adversaires, oui, mais des adversaires qui lui fassent une opposition loyale: « On ne peut s'appuyer que sur ce qui résisté, » disait le poète Andrieux à Bonaparte... Il exprimait une grande vérité. Encore une fois, discuter les pensées d'un gouvernement, critiquer ses actes et lui reprocher ses écarts, est le droit et même le devoir d'une minorité intelligente.
Source : Gallica

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