Amédée-Théodore Bouis

Résumé

Amédée-Théodore Bouis Français... prenez garde à vous… (1849)

Les lumières de chacun sont précieuses pour établir la liberté sur des bases solides, et pour persuader à tous les citoyens enfin, que lorsqu'on veut respecter les droits de l'humanité, il ne doit, il ne peut y avoir que les lois qui commandent ! Vous tous qui aimez votre pays, ralliez-vous ! On passe rapidement de l'esclavage à la liberté, mais on marche plus rapidement encore de la liberté à l'esclavage! Que le peuple, qui a dit ce mot sublime : « Nous avons trois mois de misère au service de la République, » que ce peuple déclare qu'il ne fera pas la guerre à ses frères d'Italie...
Source : Gallica

Amédée-Théodore Bouis Français... prenez garde à vous… (1849)

Il n'y a point de droit contre le droit, et les Romains ont raison. Ils pensent qu'un peuple n'est pas impie parce qu'il condamne le despotisme sacré ; ils pensent qu'un peu de haine leur est permis pour l'antique auteur de leurs maux : ce ressentiment garantit les conquêtes de la raison. N'est-ce pas le pape qui donna l'absolution au roi Ferdinand, au bourreau de Naples?
Source : Gallica

Amédée-Théodore Bouis Français... prenez garde à vous… (1849)

Mais on oublie donc que, depuis, les soldats de la première République française, les fusils chargés d'idées, ont combattu le despotisme en Italie ? La liberté ressemble à ces belles plantes de nos climats, qui, jetées sur un rocher nu, grandissent et fructifient : la seule rosée du ciel les anime. De même, l'amour de la liberté triomphe de toutes les institutions politiques ; en vain elles conspirent à étouffer ce sentiment généreux, il est dans l'air que nous respirons
Source : Gallica

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