Droit de la défense

Définition et enjeux

Portrait de Daniel Maze Daniel Maze Le droit de réponse : thèse pour le doctorat soutenue le 6 novembre 1900… (1900)

En consacrant le droit de réponse, ce que la loi a voulu avant tout, c'est donc assurer l'exercice intégral du droit de défense individuelle ; c'est ce que la Cour de cassation a très nettement déclaré maintes fois dans une formule à laquelle elle paraît tenir tout particulièrement, et par laquelle elle proclame qu'il faut « que l'exercice d'une faculté qui se rattache au droit de la défense personnelle trouve toujours place là où l'attaque s'est fait jour, et obtienne par la même voie le bénéfice de la publicité qui ne peut être le privilège de l'attaque. »
Source : Gallica

François Pascal Ce que doit savoir l'agent de l'autorité et toute personne habitant la France… (1938)

Des limites du droit de légitime défense. — Tout droit est limité. La défense n'est légitime que dans la mesure de la nécessité. C'est donc une question de fait qui peut se résumer ainsi : L'agressé a le droit de faire tout le mal nécessaire pour réduire l'agresseur à l'impuissance, mais rien de plus.
Par suite, si ce dernier qui vient d'être maîtrisé, reçoit encore des coups ou des blessures, les bornes de la légitime défense sont dépassées.
Source : Gallica

Charles Lucas La conférence internationale de Bruxelles sur les lois et coutumes de la guerre (1874)

Civiliser la guerre, c'est, selon moi, proclamer bien haut le seul principe qui puisse la justifier, celui de la légitime défense, et en dehors de ce principe la flétrir comme criminelle ; en un mot, c'est montrer ce qui est le droit, la guerre défensive, et ce qui est le crime, la guerre offensive de l'ambition et de la conquête.
Source : Gallica

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