Charles Carpentier

Résumé

Charles Carpentier Études de législations comparées… (1866-1872)

Ils pensent que, dans les choses humaines, il n'y a rien de plus grand que la religion, et qu'on peut la défendre par l'extrême violence ! Mais comme ils se trompent dans la religion même, ils se trompent aussi sur la manière de la défendre. Il faut défendre la religion, non en tuant, mais en mourant, non par les sévices, mais par la patience, non par le crime, mais par la foi. Le premier genre de défense est celui des méchants, le second, celui des bons; et il nécessaire, que, dans la religion, ce soit le bien que l'on fasse, et non pas le mal.
Source : Gallica

Charles Carpentier Études de législations comparées… (1866-1872)

Ce qu'il importe de bien relever, c'est que, — d'après Origène, — le législateur des chrétiens a interdit, d'une manière absolue, d'ôter la vie à aucun homme, ou, comme il le répète lui-même, dans d'autres termes, de tuer un homme, de quelque manière que ce soit. Pour ne donner lieu à aucune équivoque, il affirme que, d'après l'enseignement de Jésus-Christ lui-même, il ne peut être jamais permis d'employer la violence contre un homme, quand même il serait le plus injuste des hommes, et par conséquent, quand même il serait un injuste agresseur.
Source : Gallica

Charles Carpentier Études de législations comparées… (1866-1872)

Dans cet ordre d'idées, l'homme qui relevait de Dieu, par sa naissance, relève encore de Dieu, par sa résurrection, et ne cesse, à aucune époque, de lui rester attaché, par des liens indissolubles. La destruction du corps, — ce dernier trait qui permettait de le confondre dans la classe des animaux ordinaires, - n'est plus, pour lui, qu'un accident, qui n'interrompt pas son existence. Il ne peut plus échapper à lui-même par le suicide; il ne peut plus être anéanti par l'homicide; il appartient donc exclusivement à Dieu, dans son corps et dans son esprit, — comme l'a dit saint Paul.
Source : Gallica

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