Alfred d' Almbert

Résumé

Alfred d' Almbert Physiologie du duel (1853)

Dans le duel moderne, il ne s'agit pas de discerner la culpabilité douteuse ou l'innocence suspecte ; la vérité des faits est censée pleinement connue au moment où les deux parties se rendent au lieu du combat. Il y a presque toujours, d'un côté, un offenseur, c'est-à-dire un coupable, qui aggrave ses torts par un refus d'excuse ; de l'autre, un offensé, c'est-à-dire un innocent, dont l'honneur outragé réclame vengeance. La justice comme la raison voudraient que la peine fût pour le coupable, la réparation pour l'innocent
Source : Gallica

Alfred d' Almbert Physiologie du duel (1853)

Parbleu ! à ceux que ne cesse de tenir Grosbichon !
Depuis huit jours, il ne se lasse pas de répéter aux Cromempré, aux Flibertin, aux Boudonctic, qu'il veut en finir avec moi, et qu'il va me faire appeler en duel. Mais je répondais qu'il n'était ni assez bête ni assez méchant pour cela. Ce n'est qu'en vous voyant entrer, vous, son ami, que je devine la réalité de ses menaces ; vous avez un air tout chose qui ne me prédit rien de bon, et Grosbichon est capable de bien des énormités. Eh bien! moi, je n'y vais pas par quatre chemins, monsieur; je vous déclare tout d'abord que je ne me bats pas.
Source : Gallica

Alfred d' Almbert Physiologie du duel (1853)

En plaçant les combattants à vingt-cinq pas, en ne mettant dans le canon que la charge de poudre préparée et calculée à l'avance, la balle arrive, fait trou, mais mollement, avec précaution, sans dépasser jamais l'épiderme, sans produire ces horribles fractures qui rendent terrible l'usage des armes à feu, sans pouvoir mettre en danger la vie du blessé.
De cette façon, le duel a eu un résultat dont nul ne saurait douter ; le public n'a pas le droit de rire à un combat
simulé, et les champions ont les plaisirs de l'héroïsme sans avoir couru le risque d'être tués.
Source : Gallica

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