Alfred d' Almbert

Élements biographiques

Alfred d' Almbert Physiologie du duel (1853)

Dans le duel moderne, il ne s'agit pas de discerner la culpabilité douteuse ou l'innocence suspecte ; la vérité des faits est censée pleinement connue au moment où les deux parties se rendent au lieu du combat. Il y a presque toujours, d'un côté, un offenseur, c'est-à-dire un coupable, qui aggrave ses torts par un refus d'excuse ; de l'autre, un offensé, c'est-à-dire un innocent, dont l'honneur outragé réclame vengeance. La justice comme la raison voudraient que la peine fût pour le coupable, la réparation pour l'innocent
Source : Gallica

Alfred d' Almbert C'est ma chambre : vaudeville en un acte (1841)

Restons luron, Et garçon, Comme faisaient mes pères; Soyons farceur, Séducteur, Changeons de maîtresse; Joli minois, Pour un mois, Aura ma tendresse.
Je suis assez bien, je crois, Pour qu'on m'aime sans cesse.
Non, plus d'hymen, De lien, C'est se mettre aux galères, Restons luron, Et garçon, Comme faisaient nos pères.
Grisettes friponnes, Modistes mignonnes, Aux âmes si bonnes,.
Ne me pleurez pas; Votre Charlemagne, Se livre au Champagne, A tous vos appas; Et redira dans son ivresse, En défiant la tristesse: Non, plus d'hymen, etc.
Moi, épouser une jeune fille aussi hypocrite, aussi.
Source : Gallica

Alfred d' Almbert Physiologie du duel (1853)

Un gentilhomme courageux, mais sans moralité et sans principes, était plus méprisé que celui auquel on avait à reprocher seulement sa mollesse à l'endroit des parties d'épée.
Le point d'honneur était en quelque sorte l'annexe d'un système complet d'éducation qui élevait l'âme, exaltait les sentiments généreux et donnait à la caste militante une supériorité réelle sur les classes inférieures.
Ces faits bien établis, il est facile de comprendre comment la manie du duel s'est propagée de génération en génération.
L'esprit des nations a, même dans ses écarts de logique, une moralité inflexible.
Source : Gallica

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