Résumé

Louis Dufour Répression du duel, recherche du meilleur mode de pénalité (1840)

Il lui faut surmonter cette crainte, cette répulsion, cette barrière morale, pour arriver à la culpabilité. Sa perversité est incontestable.
Ici, au contraire, l'éducation, la voix et les coutumes de la société, les triomphes de ceux qui l'ont devancé, l'opinion de tous ceux qui l'entourent ont inculqué à l'individu offensé ou défié , que le duel est un acte honorable dont l'éclat se réfléchit utilement sur le passé comme sur l'avenir ; que, non content de maintenir l'honneur et la dignité de l'homme outragé, il réhabilite, au besoin, l'homme qui a perdu ces biens précieux.
Source : Gallica

Louis Dufour Répression du duel, recherche du meilleur mode de pénalité (1840)

Cette idée ne suit point le duel (1) . L'action commise dans un combat loyal ne peut jamais passer pour être complètement criminelle et mauvaise, car elle a toujours deux faces : l'une qui effraie et qui suscite la réprobation; c'est l'homicide médité ou accompli sans scrupule ; sans autre terreur que celle que l'on éprouve pour soi-même; l'autre qui plaît et qui réhabilite; c'est le péril couru. Aux yeux du monde, ce dernier aspect légitime l'acte, pour ne pas dire qu'il en fait la grandeur. Celui qui frappe s'absout en s'exposant.
Source : Gallica

Louis Dufour Répression du duel, recherche du meilleur mode de pénalité (1840)

L'opinion la plus commune et la plus recommandable qualifie d'ignoble brutalité le fait de celui qui frappe un adversaire inhabile à de telles luttes et qui perd, dès l'abord, tout respect pour lui-même, en intervenant par des coups dans une altercation verbale. Cette tendance deviendra plus générale, lorsqu'une loi bien faite empêchant de tirer vengeance des voies de fait par le duel qui, disait-on, égalisait les forces en y substituant les courages, il y aura plus de lâcheté à provoquer de cette façon la faiblesse ou l'inhabileté physique.
Source : Gallica

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