Résumé

France Du duel sous le rapport de la législation et des moeurs… (1838)

Mais en même temps, les Français d'aujourd'hui ne sont pas plus disposés que leurs ancêtres à rester sous le poids d'un affront : et quand on voit les hommes les plus nobles et les plus éclairés recourir au duel ; que l'on voit les ennemis mêmes du duel (j'entends ceux qui ne le sont pas par lâcheté) oublier, quand ils ont reçu un affront, tous leurs principes de morale et de justice pour aller le venger, il faut bien reconnaître l'existence et la nécessité de cette opinion qui nous régit, et qui, pour être modérée, n'en est peut-être que plus puissante.
Source : Gallica

France Du duel sous le rapport de la législation et des moeurs… (1838)

En vérité, si un pareil argument n'était pas sorti de la bouche de M. Dupin, je n'aurais pas, je l'avoue, osé le relever ; mais c'est qu'il y revient en plusieurs endroits de son discours avec une sorte de prédilection; c'est qu'il en conclut, la chose la plus importante peut-être dans cette question, la pensée du Conseil d'état; c'est enfin que M. Dupin, qui trouve tout simple que le Conseil d'état n'ait pas fait au duel l'honneur de le nommer, trouve plus simple encore qu'il lui ait fait l'honneur de le sous-entendre.
Source : Gallica

France Du duel sous le rapport de la législation et des moeurs… (1838)

Et si maintenant, laissant de côté l'interprétation du Code pénal, nous nous élevons à ces considérations d'esprit national et de mœurs qui font l'objet de notre seconde partie, nous aurons à faire au système de la Cour de cassation un reproche bien plus grand encore, le plus grand peut-être que l'on puisse adresser à un législateur français, c'est l'oubli dans lequel il
laisse l'instinct généreux de notre caractère, c'est l'indifférence avec laquelle il foule aux pieds ces sentiments d'honneur et de dignité personnelle qui avaient fait si long-temps la gloire de notre nation.
Source : Gallica

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