Edmond Mesnard

Résumé

Edmond Mesnard Théorie du Code pénal. Edition 6 (1887-1908)

Le mari, sans doute, est blessé plus que personne par le fait de l'adultère, mais il en est de même de tous les délits qui, tout en causant par leur perpétration une lésion plus ou moins profonde aux intérêts généraux de la société, lésent plus spécialement les intérêts. La loi n'établit point de peines en faveur du mari, mais en faveur de la société. Ce n'est pas parce que l'adultère outrage l'époux dans ses affections et son honneur qu'elle l'érige en délit, c'est parce que l'adultère est un mal moral, la violation d'un devoir
Source : Gallica

Edmond Mesnard Théorie du Code pénal. Edition 6 (1887-1908)

On a craint que l'agent-n'échappât au châtiment, lorsque les circonstances de l'attentat ne prouveraient pas l'intention de consommer le viol.
L'attentat à la pudeur suppose deux conditions essentielles, l'attentat et la violence. L'attentat est nécessairement tout acte extérieur exercé sur une personne avec l'intention d'offenser sa pudeur, et de nature à produire une telle offense. La loi ne demande point, pour l'existence du crime, que cet acte ait été commis dans le but de satisfaire une passion sensuelle ; il suffit qu'il ait pour effet d'outrager la pudeur.
Source : Gallica

Edmond Mesnard Théorie du Code pénal. Edition 6 (1887-1908)

En effet, pour que le complice d'un crime puisse être puni, il faut que le crime lui-même ait été commis : or un crime n'est réputé commis qu'autant qu'il est consommé, ou du moins tenté par un fait matériel qui en a commencé l'exécution ; il ne peut donc exister de faux témoignage que lorsque le faux témoin a fait sa déposition ; et dès lors, tant qu'il n'a pas déposé, il ne peut exister de complice de son faux témoignage.
Cette conséquence du principe que la subornation n'est qu'un acte de complicité, a été souvent consacrée par la Cour de cassation.
Source : Gallica

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