Résumé

Émile-Victor Foucart Éléments de droit public et administratif… (1855)

Que le souverain soit un homme ou une multitude, son pouvoir est limité par le droit. Il est vrai qu'au milieu même de ses excès, la tyrannie invoque le droit; mais elle en déplace la source, elle le fait découler d'elle-même, au lieu de s'y soumettre comme à une autorité qui la domine. Pour nous qui reconnaissons l'existence d'une loi morale supérieure à l'homme, qui pensons que celle loi doit être la source de toutes les lois positives , nous disons que la souveraineté absolue ne réside qu'en Dieu ; que la souveraineté humaine est nécessairement relative et subordonnée à la loi divine.
Source : Gallica

Émile-Victor Foucart Éléments de droit public et administratif… (1855)

Nous avons déjà posé comme point de départ de la morale la liberté humaine, et repoussé la dégradante doctrine du fatalisme, qui détruit toute responsabilité et appelle le despotisme dans le gouvernement. La liberté morale conduit à la liberté politique; la société doit respecter chez l'individu cette faculté qu'il tient de Dieu même; elle doit en assurer l'exercice à tous ses membres, afin que tous puissent accomplir ici-bas leur destinée. Aussi avons-nous placé la liberté au premier rang des droits naturels qu'une bonne organisation politique doit garantir à fous les citoyens.
Source : Gallica

Émile-Victor Foucart Éléments de droit public et administratif… (1855)

Or on ne comprend pas la société sans un pouvoir, qu'on qualifie dans sa plus haute expression de souveraineté. La souveraineté dérive donc de Dieu comme la société ellemême: omnis potestas à Deo. L'homme, en effet, n'a pas de son chef de pouvoir sur son semblable; celui qu'il se donnerait à lui-même serait fondé sur la force et non sur le droit. Le pouvoir n'est juste qu'autant qu'il dérive de la source de toute justice. Telles sont l'autorité du père dans la famille, du chef de l'État et des magistrats dans la société.
Source : Gallica

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