Résumé

J.-B. Simonet Traité élémentaire de droit public et administratif… (1893)

Le pouvoir exécutif appartient au roi qui l'exerce par des ministres nommés et révoqués par lui. La royauté est héréditaire; le roi n'est pas responsable. Tous ses actes doivent être contresignés par un ministre qui en assume toute la responsabilité. Les ministres ont entrée dans l'assemblée législative, mais ils ne peuvent en faire partie. C'est là une exagération du principe de la séparation des pouvoirs. Si l'on ajoute que toutes les institutions administratives, judiciaires et même militaires reposaient sur l'élection, on voit que l'autorité royale ne conservait qu'une ombre de pouvoir.
Source : Gallica

J.-B. Simonet Traité élémentaire de droit public et administratif… (1893)

Il en résulte, d'une part, que le mandat impératif est par lui-même une violation de la loi, violation qui a paru quelquefois suffisante pour faire invalider l'élection; d'autre part, que l'exécution forcée d'un pareil mandat ne peut être obtenue par aucune voie légale et que les divers moyens qui pourraient être tentés dans ce but, comme une démission signée d'avance, sont frappés d'une nullité absolue. C'est à l'élu seul qu'il appartient d'apprécier s'il aime mieux manquer à ses convictions ou à ses promesses.
Source : Gallica

J.-B. Simonet Traité élémentaire de droit public et administratif… (1893)

Les partisans de la dualité des chambres répondent : Une assemblée législative unique est nécessairement omnipotente. Or, un pouvoir sans limites et sans responsabilité, qu'il réside dans un individu ou dans une assemblée, ne peut être qu'une forme du despotisme. Sous l'empire d'un entraînement irréfléchi, une chambre peut prendre les résolutions les plus regrettables, et dès lors il n'y a plus de garanties pour la liberté et les droits des citoyens.
Source : Gallica

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