par Joseph Déjacque

Élements biographiques

par Joseph Déjacque,  La Législation directe et universelle

“ Il est toujours dangereux d’habituer les peuples d’aujourd’hui, ces grands enfants, à jouer au soldat. L’esprit public se chauvinise, se crétinise ainsi. Les fils héritent du goût des pères pour ces sortes de mascarades tragi-comiques et, pour répondre dans le moment présent à un danger souvent imaginaire, on crée pour la génération à venir un danger très réel, le danger de l’hébêtement en masse. Du reste et après tout, un peuple comme un homme est toujours fort, fut-il conscrit au maniement des armes, quand il a dans le cœur et dans le cerveau l’amour et l’intelligence de la liberté ! ”
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par Joseph Déjacque,  Discours prononcé le 26 juillet 1853 sur la tombe de Louise Julien…

“ Aujourd'hui, c'est une obscure citoyenne, un coeur et un front de poète ; c'est une faible voix de femme ensevelie dans les profondeurs du prolétariat, mais une voix aiguisée par l'idée, une voix-stylet, qui fait pâlir le crime heureux et trembler un trône hérissé de milliers de canons et de cent milliers de baïonnettes ! C'est une femme malade et infirme et qui, - le corps appuyé sur sa béquille, l'âme étayée d'une pensée d'avenir, - brave un sceptre, rompt sous l'effort, mais ne ploie pas... ”
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par Joseph Déjacque,  La question révolutionnaire

“ La commune est fractionnée en autant de sections qu’il est nécessaire pour la facilité des réunions et des délibérations. Le peuple, dans sa collectivité communale, est souverain pour décider de ce qui est d’intérêt local.
Je veux la commune souveraine, parce que je suis pour la liberté contre l’autorité ; parce que je veux laisser au progrès le champ libre ; parce que si une commune est en avant des autres pour n’importe quelle question d’organisation, il n’est pas juste, il est anti-social qu’elle soit entravée dans l’application de ses idées.
”
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