par Joseph Déjacque

Résumé

par Joseph Déjacque Béranger au pilori

Il est temps de l’en délivrer, si l’on ne veut que la pupille demeure à jamais idiote et infirme. Point de pitié pour les parents inhumains qui veulent prolonger sa stupide et inerte enfance au détriment de son agile et studieuse puberté. Traînons-les aux assises de la minorité sociale. Point de pitié pour ces natures marâtres, qu’elles s’appellent du nom d’une classe, comme la Bourgeoisie, ou du nom d’un parti, comme le Libéralisme ou l’Impérialisme, ou du nom d’un homme, comme Louis-Bonaparte, César ou Homère de Béranger.
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par Joseph Déjacque Béranger au pilori

Béranger est mort. Vive Béranger ! – Assez de gens emboucheront en son honneur les trompettes de la louange. Tous les partis revendiqueront l’illustre chansonnier, le poète national. Les académies et les goguettes, toutes les sociétés littéraires et bacchiques se disputeront ses reliques. On l’érigera statue sur les places publiques de toutes les capitales au taux de cent milliers de francs et de cent milliers de souscripteurs. On le moulera en plâtre et on le fera courir les rues petit-bonhomme d’un sou. Les Jésuites vendront des chapelets avec un saint Béranger en médaillon.
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