Résumé

André Jourdain Le Chansonnier Morainville ; par A. Jourdain (1861)

Après l'éclat de la saison fleurie, L'automne arrive, et vient siffler l'hiver. Sur l'Océan chacun de nous succombe, Navigateur et simple nautonnier : Amis, jetons quelques fleurs sur la tombe Du bon vieillard, du pauvre chansonnier.
Je m'en souviens, c'était hier encore, On s'empressait autour du vieux chanteur ; Et, d'une voix par lui toujours sonore, Il chevrotait l'amour et le bonheur. Pour tous ses chants de naïve simplesse, Il recueillait l'obole et le denier ; Il était jeune, entouré de jeunesse, Le bon vieillard, le pauvre chansonnier.
Source : Gallica

André Jourdain Le Chansonnier Morainville ; par A. Jourdain (1861)

Son talent était tout d'instinct et d'inspiration; artiste, il vivait au jour le jour, s'inquiétant ' beaucoup moins de l'importance de la recette que de l'effet qu'il voulait produire sur son auditoire et des impressions qu'il devait laisser derrière lui. Aussi, les villageois dont il savait si bien peindre les moeurs, l'aimaient-ils comme un frère.
Sans Morainville, les plus belles fêtes étaient monotones, les foires n'avaient nul attrait pour la jeunesse. Il le savait bien lorsqu'il disait : « Il n'y » a que deux belles choses à la foire : le manège ».
Source : Gallica

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