Résumé

Gustave Devieu Le wagon littéraire : chansons et poésies fugitives (1851)

Le Français excelle dans tous les genres : simple et tendre dans la romance, il y met parfois la grâce et la douceur de l'élégie ; s'il se lasse de soupirer et de se plaindre, ses vers ont quelquefois l'élégance et toute la poésie de l'idylle; léger, folâtre dans lu chanson, pétillant d'esprit dans les couplets ; original et d'une fécondité inépuisable dans le vaudeville, il est souvent redoutable dans ses épigrammes, car il attache à celui qui en est le but, un ridicule qui ne saurait le blesser directement, quoiqu'il l'attaque en face.
Source : Gallica

Gustave Devieu Le wagon littéraire : chansons et poésies fugitives (1851)

Abandonnons maintenant les grands maîtres de la chanson, et descendons dans les caveaux ; nous entendons le refrain d'Armand-Goulfé : Plus on est de fous, plus on rit.
Là, nous arrivons au véritable poète populaire, à mon bon et pauvre ami Emile Debraux. Sa verve était franche, expansive, tout-à-tour grandiose et grivoise. Heureux qui répète après lui : « Ah! qu'on est fier d'être Français » Quand on regarde la Colonne. »
Refrain devenu banal à force de sublimité !
Source : Gallica

Gustave Devieu Le wagon littéraire : chansons et poésies fugitives (1851)

On fait mille chansons nouvelles, On chante sur tout et sur rien, Chaque jour on chante les belles, Les voleurs, les hommes de bien;
L'amour, la guerre, les grisettes, Les médecins et les procès ; Moi, si je saisis mes tablettes C'est pour vous chanter les bonnets.
Je mets le bonnet de police Sur la tête de nos soldats, Et le bonnet de la justice Sur la tête des avocats ; Pour dérober les apparences, Certains maris.
Source : Gallica

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