Louis-Agathe Berthaud,
Le Goguettier
“ Il n’y a pas d’endroit peut-être plus dépeuplé et plus solitaire, pour les travailleurs, que cette grande ville de Paris, où l’on compte un million d’âmes, et plus. Les riches, les oisifs, ont des réunions convenues, des fêtes, des bals, le bois de Boulogne et plusieurs théâtres ; ils jouent, ils chantent, ils s’enivrent ensemble, et tous les jours ; avant la fondation des goguettes, l’ouvrier vivait seul et ne voyait pas même l’ouvrier. Aujourd’hui, il existe entre les goguettiers, qui appartiennent pourtant à tous les corps d’état, une fraternité réelle et bien entendue. ”
