Résumé

Hya D Songe de Maroto : Judas Iscariote (1839)

Je te comprends, ricana-t-il avec un accent diabolique ; suis-moi donc, tu verras les supplices que Dieu a inventés pour punir les derniers crimes des hommes. A ce mot invention, je frémis. Quoi donc, lui dis- je, les crimes de la terre avaient trouvé des bornes à la justice infinie de Dieu! Presque, ricana-t-il en fronçant les sourcils, et son regard me fit pâlir, car il avait le sourire ironique d'un démon. Ce rire excitait à la fois la rage et la crainte. L'espoir fuyait aussitôt du cœur de celui sur qui tombait la sombre expression de sa haine.
Source : Gallica

Hya D Songe de Maroto : Judas Iscariote (1839)

Je connus, mais trop tard, que le crime est une vérité que tous les mortels sentent également, et qui laisse après lui des traces durables de repentir ou de désespoir. La vie, le crime, la mort et le supplice de Judas sont toujours dans ma pensée.
Source : Gallica

Hya D Songe de Maroto : Judas Iscariote (1839)

A la troisième veille, il rentra dans la ville par un détour, vint jeter les trente pièces d'argent qu'il avait reçues aux pieds des prêtres, en reconnaissant son crime , puis il sortit. Ses yeux étaient égarés, son visage livide comme celui d'un possédé. Il erra le reste de la nuit dans la vallée de Josaphat, et autour des tombeaux des prophètes. Il entendait une voix qui criait à ses oreilles: JUDAS, LES ENFERS TE REMERCIENT. Il sentit tout-à-coup une étreinte acérée qui Venlaçait, et ces mots retentirent dans le fond de la vallée :
L'enfer est son partage pour toitiours, pour toujours.
Source : Gallica

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