Résumé

Victorien Les Peuples sans armes plus forts qu'avec des armes… (1849)

Que faut-il faire pour rendre les peuples plus riches, plus libres, meilleurs et plus heureux, sans avoir recours à la force brutale, ni aux geôliers, ni aux bourreaux, et sans nuire à qui que ce soit?
Il suffit de ne prélever que tout juste pour payer les dépenses utiles de l'Etat; mais comme l'abus du pouvoir s'y oppose avec la force brutale et avec le superflu de l'argent qui corrompt tout, et qu'il tombe de lui-même par le refus de l'impôt, que faut-il faire pour rétablir l'ordre sans répandre de sang ?
Source : Gallica

Victorien Les Peuples sans armes plus forts qu'avec des armes… (1849)

Voyez cette justice qui condamne la vertu et le fait innocent pour sauver la cause du mal, par comparaison à cette justice sans bourse délier et qui punit le mal et récompense le bien sans passedroit.
Voyez cette force brutale comme les bêtes féroces, par comparaison à cette force morale qui gagne les coeurs et qui ramène les esprits par la douceur ; et puis, voyez cette vérité qui irrite les esprits sans pouvoir rien changer, en se bornant à montrer le mal, par comparaison à cette vérité qui peut tout changer en indiquant où le mal commence et finit
Source : Gallica

Victorien Les Peuples sans armes plus forts qu'avec des armes… (1849)

Il y a un principe unique sans lequel il n'y a ni société, ni gouvernement, ni bonheur, ni bien réel sur la terre ; ce principe, c'est le juste qui tient lieu de tout ; c'est la liberté que tout le monde réclame, et qui est repoussée du plus grand nombre ; on la réclame parce qu'on ne fait rien que pour son bonheur ; on n'en veut pas parce qu'on ne fait rien que par orgueil, par intérêt et par jalousie contraire à tout le monde. 197
Les peuples et ceux qui les gouvernent n'ont jamais rien défini avec la force brutale, ni avec nos mauvaises lois tirées des intérêts différents.
Source : Gallica

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