Résumé

L'impot facultatif par Alexis Gervais (1876)

Soyons de bonne foi, si les filets que fabrique le législateur n'avaient pas les mailles si mal faites, l'abus ne viendrait pas aussitôt se placer en regard de la loi nouvelle. On a dit avec raison : « Le vrai seul est beau, le vrai seul est aimable, » alors, si le vrai est seul beau, c'est parce qu'il est vrai, et du moment où un impôt serait vrai, il serait aimable également, mais il faut pour cela que l'abus ne puisse s'y faire jour, et de plus, pour cela encore, il faut que l'impôt touche juste, très-juste même.
Source : Gallica

L'impot facultatif par Alexis Gervais (1876)

« Avec moitié moins d'intelligence que vous avez su appliquer au mal, vous vous sériez créé dans le monde une position honorable » ; eh bien, sans faire de rapprochement, nous prenons la liberté de dire au législateur : avec moitié moins de génie dans les lois que vous faites, et moitié plus de bon sens, on ne pourrait voir de pareils abus se produire, car leur production ne serait plus possible, par exemple, du moment où la faveur en droit prendrait la place de l'obligation, et que, dès lors, l'abus en connaissance de cause ne serait plus possible que du côté du gouvernement.
Source : Gallica

L'impot facultatif par Alexis Gervais (1876)

Le tirage au sort qui nous occupe a pris chez nous des degrés de noblesse, car il a depuis longtemps, toujours été appelé à désigner les Français qui doivent, au besoin, mourir pour l'honneur du pays ; on peut bien maintenant le laisser fonctionner pour achever de faire vivre libres tous les individus et exempter d'impôts les vrais malheureux, quand il ferait, par-dessus le marché, des heureux et des riches, et enfin débarrasserait de toutes entraves le commerce, l'industrie, l'agriculture, la navigation et la propriété, résultat incalculable dans sa portée économique.
Source : Gallica

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