Résumé

Joseph Xavier Destravault Le Coup de massue au duel, projet de loi qui met ce crime à sa place et venge l'univers… (1821)

Eh! monstre, si le motif le moins odieux t'anime, la crainte de l'infamie, pour n'avoir pas été assassin, un seul crime suffit à ton orgueil; tu n'en as pas besoin de deux : tue toi, vil orgueilleux ! deux ou trois ombres qui t'ont remarqué dans ce monde, publieront que la tienne a mieux aîmé disparaître que de se montrer plus long-temps sur terre, une oreille ou une joue froissée ou d'ajouter à cette mésaventure, un crime d'assassinat, crime inutile pour son honneur, crime aggravant mille fois son malheur.
Source : Gallica

Joseph Xavier Destravault Le Coup de massue au duel, projet de loi qui met ce crime à sa place et venge l'univers… (1821)

Ah ! être bourreau t'est moins pénible que l'ouïe de l'épithète : Poltrony lâche !. Dieu, mon existence, les devoirs, l'utilité de la tienne ; tout ce que tu as de cher, amis, parens, patrie; l'horreur de souiller tes mains dans le sang, tout cela n'est rien pour toi , auprès de l'orgueil de paraître braver la mort !
Tu jouis d'attaquer , d'anéantir ma vie, pourvu qu'on publie ton mépris de la mort !
Eh bien ! savoure ta félicité; je ne veux pas plus la contrarier que la cajoler.
Français, tu ne peux mourir glorieux, sans avoir égorgé de Français !
Source : Gallica

Joseph Xavier Destravault Le Coup de massue au duel, projet de loi qui met ce crime à sa place et venge l'univers… (1821)

Amis de la règle, de la subordination, comment pouvez-vous donc ainsi tolérer, justifier le duel, caractère déterminé de l'anarchie?
Nous avons l'obligation de ce reste de barbarie, à la gente soldatesque : l'oisiveté, la corruption consacrées dans cette profession, lui rendent nécessaires tous les désordres qui ne compromettent pas l'intérêt à son asservissement, de la part du despotisme.
Je le répéterai jusqu'à la mort : les puissances sont responsables de tous les vices de la force armée, tant qu'elles en feront une profession à part, et non le devoir de tous les citoyens.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature