Étrennes à l'armée française (1830)
“ L'obéissance aveugle n'est donc faite que pour les esclaves. Le citoyen n'est jamais tenu de sacrifier son honneur et sa vertu : il n'obéit qu'à ce qu'il sait que l'autorité a droit de lui commander; et jamais l'autorité n'a droit de rien commander de contraire à la nature, à la justice , au bien-être de la société auxquels elle est subordonnée. Pour qu'un Prince chatiât justement ses sujets, il ne lui suffirait pas d'alléguer en général qu'ils n'ont pas exécuté ses ordres : il faudrait de plus qu'il fût prouvé qu'ils pouvaient faire en honneur et en conscience ce qu'il leur avait commandé. ”
