Résumé

Catéchisme politique et religieux à l'usage du peuple (1841)

Nul n'est bon citoyen , s'il n'est bon père, bon fils, bon frère, bon ami, bon époux.
Nul n'est homme de bien, s'il n'est franchement et religieusement observateur des lois.
Celui qui viole ouvertement les lois se déclare en état de guerre avec la société.
Celui qui, sans enfreindre ouvertement les lois, les élude par ruse ou par adresse, blesse les intérêts de tous ; il se rend indigne de leur bienveillance et de leur estime.
Tout citoyen doit ses services à sa patrie et au maintien de la liberté et de la propriété, toutes les fois que la loi l'appelle à les défendre.
Source : Gallica

Catéchisme politique et religieux à l'usage du peuple (1841)

Par le mot vertu, l'on ne peut entendre que le désir du bien général ; par conséquent le bien public est l'objet de la vertu. Les actions qu'elle commande sont les moyens dont elle se sert pour remplir cet objet ; ainsi l'idée de la vertu n'est point arbitraire. Dans les siècles et dans les pays divers, tous les hommes, du moins ceux qui vivaient en société, ont dû s'en former la même idée; et si les peuples se la représentent sous des idées différentes, c'est qu'ils prennent pour la vertu même les divers moyens dont elle se sert pour remplir son objet.
Source : Gallica

Catéchisme politique et religieux à l'usage du peuple (1841)

Le désir d'être utile à son pays est le besoin d'une belle âme, et s'il est vrai que des perturbateurs envisagent un roi qui veut le bien comme un insensé, et lui nuisent réellement quand ils le peuvent, songeons du moins que l'exemple des vertus est la dette des hommes vertueux; que le courage et la justice sont les premières des vertus, que le devoir et la conscience sont des juges et des rémunérateurs incorruptibles, et qu'il n'est aucun siècle qui n'ait honoré les venus.
Les hommes aiment mieux attribuer leur conduite à la corruption générale qu'à leur mauvaises inclinations.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature