Résumé

Pensées philosophiques d'un bon républicain (1793)

Cette cérémonie affecteroit beaucoup le peuple. Il admireroit le pouvoir des lois qui s'étend sur l'homme au-delà de son trépas. Chacun craindroit de déshonorer sa mémoire , et de ne pas laisser à sa famille une bonne réputation.
L'opprobre devenant éternel, on le redouteroit plus que tous les autres malheurs de la vie. Il ne peut y avoir que des monstres qui soient insensibles à l'estime des races futures. La consolation d'un homme libre est de laisser son nom en estime parmi les hommes ; c'est de tous
les biens terrestres le seul que la mort ne peut lui ravir.
Source : Gallica

Pensées philosophiques d'un bon républicain (1793)

Cette association substitue une égalité morale et politique , à ce que la nature avoit pu mettre d'inégalité physique entre les hommes; inégaux en force ou en génie, ils deviennent tous égaux par convention et de droit. On ne peut offenser un des membres , sans attaquer le corps ; encore moins offenser le corps, sans que les membres s'en ressentent. Ainsi le devoir et l'intérêt obligent également les citoyens et la société à s'entre-aider mutuellement, et les mêmes hommes doivent chercher à réunir , sous ce double rapport, tous les avantages qui en dépendent.
Source : Gallica

Pensées philosophiques d'un bon républicain (1793)

La souveraineté n'étant que l'exercice de la volonté générale, ne peut jamais s'aliéner; et le souverain, qui n'est qu'un être collectif, ne peut être representé que par lui-même , le pouvoir peut se transmettre suivant que le peuple souverain le croit utile pour le bien général, mais la volonté ne peut pas recevoir la moindre altération , et le peuple souverain peut se ressaisir du pouvoir, lorsque l'intérêt public l'exige.
Source : Gallica

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