Résumé

Auguste Caunes Le Massacre de juin, ou le Tombeau de la liberté… (1848)

Le devoir du législateur, en ce cas, est d'éclairer le peuple et de le ramener de son égarement par la douceur et la persuasion.
Quand un riche vote en faveur d'un homme puissant pour rétablir les priviléges et les distinctions du rang et de la fortune, il fait sans doute un acte contraire à la philosophie, à la raison ; mais du moins il agit d'accord avec l'intérêt de sa position et les préjugés de son orgueil : c'est, si l'on veut, l'action d'un égoïste, ennemi de l'égalité, d'un mauvais citoyen ; mais l'homme du peuple, en imitant le riche, agit ici en dupe
Source : Gallica

Auguste Caunes Le Massacre de juin, ou le Tombeau de la liberté… (1848)

Elle ne peut être heureuse, si nous sommes malheureux ; elle ne peut être libre, si nous sommes asservis. — On est citoyen par un droit naturel, imprescriptible et inaliénable ; on n'est militaire qu'accidentellement et en vertu, non d'un droit inhérent à l'individu, mais d'après une loi exceptionnelle créée pour les besoins momentanés de la patrie. Son temps fini, le soldat rentre dans ses foyers, au milieu de ses concitoyens, pour y vivre d'après la forme et la règle de la loi civile.
Source : Gallica

Auguste Caunes Le Massacre de juin, ou le Tombeau de la liberté… (1848)

Il faut que l'état civil domine et subjugue le régime militaire, et que le citoyen occupe et reprenne dans la cité la place et le rang qu'un soldat inepte ou incapable ne doit pas usurper. — Si nous voulons être libres, il faut vaincre l'armée, ou l'armée, devenue plus puissante que nous et maîtresse de nos destinées, nous ramènera infailliblement sous la domination d'un maître, vers une décadence honteuse et droit à l'esclavage.
Source : Gallica

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