Résumé

Auguste Caunes Du Gouvernement de tous, ou de la République sans anarchie…

Le principe d'un gouvernement si parfait, si conforme à la dignité de l'homme, à ses besoins, est le seul qui puisse fixer le bonheur sur la terre; il n'a existé encore nulle part, que nous sachions, dans toute sa pureté; partout, dans tous les temps, il y a eu un mélange plus ou moins abondant et destructeur d'aristocratie, qui, à la longue, l'envahit, le dégrade, le pervertit, et finit enfin par le livrer, après l'avoir absolument dénaturé et corompu, dans là serre cruelle, dans la main de fer du despotisme.
Source : Gallica

Auguste Caunes Du Gouvernement de tous, ou de la République sans anarchie…

Pour qu'une république s'improvisât, suivant les exigeances, les voeux de quelques bonnes gens, sans troubles, sans désordres, il faudrait qu'elle tombât toute constituée du ciel au milieu de nous; ou, ce qui serait peut-être plus miraculeux encore, qu'on pût faire une enjambée sur l'aristocratie et arriver d'un seul bond à la démocratie; mais cette institution étant le gouvernement de tous, amis et ennemis sont appelés à jouir des mêmes droits sans exception ; nul ne peut être distrait de l'exercice de ses fonctions de citoyen et de membre du souverain.
Source : Gallica

Auguste Caunes Du Gouvernement de tous, ou de la République sans anarchie…

Il n'y a de place sur la terre que pour deux maîtres, c'est-à-dire qu'il ne peut y avoir que deux sortes de dominations : celle d'un homme où celle d'un peuple. La souveraineté échue à un seul être est un cas fortuit, dû au hasard, à la force, à là violence, à la conquête faite à main armée ou par surprise; c'est une souveraineté de fait et non de droit, dont la durée, quelque prolongée qu'elle soit, ne peut être légitimée et garantie que par le principe accidentel qui l'a créée.
Source : Gallica

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