Résumé

Julius Voyage au Mont Blanc, ou Études sur les hommes et les partis monarchiques… (1849)

L'écrivain est libre de tout écrire, pourvu qu'il n'écrive rien qui déplaise au maître, à ses officiers, à ses courtisans. Les lois civiles, sous un tel gouvernement, peuvent être excellentes, les lois politiques sont détestables, elles organisent l'oppression du peuple tout entier, et l'écrasante domination d'un seul. Le plus grand mal n'est pas la perte de toutes les libertés ; c'est la nécessité d'être toujours en guerre, de payer beaucoup de gloire de beaucoup de sang, d'épurer le pays, et de le livrer, après un temps de ruineuses conquêtes, aux armes des coalitions.
Source : Gallica

Julius Voyage au Mont Blanc, ou Études sur les hommes et les partis monarchiques… (1849)

Sa politique extérieure est d'applaudir à toutes les démocraties qui tombent, à tous les despotismes qui se relèvent. C'est qu'il ne voit rien de beau comme être le banquier d'un
prince ou le courtisan d'un roi. Il a l'âme trop peu élevée pour comprendre la dignité du citoyen dans un état libre; il a le coeur trop perverti pour s'habituer aux moeurs austères qu'une bonne démocratie doit substituer aux dérèglements des monarchies; il a trop d'orgueil dans l'esprit pour subir l'égalité qui est le fondement des institutions républicaines.
Source : Gallica

Julius Voyage au Mont Blanc, ou Études sur les hommes et les partis monarchiques… (1849)

La bourgeoisie aime plus le sol où sa maison est bâtie, où son usine l'enrichit, où est l'entrepôt de ses marchandises, où s'exerce son industrie ; elle défendra énergiquement ces biens contre l'étranger ; mais aussi pour les sauver, elle est capable de grandes faiblesses et de transactions qui humilient le drapeau. En un mot, elle n'est pas de caractère à pousser le patriotisme jusqu'à l'entière abnégation des intérêts ; et elle ne s'inquiète pas assez de savoir si la patrie ne perd pas en honneur ce qu'elle-même gagne en bien-être.
Source : Gallica

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