Auguste Caunes

Élements biographiques

Auguste Caunes Du Gouvernement de tous, ou de la République sans anarchie…

Le principe d'un gouvernement si parfait, si conforme à la dignité de l'homme, à ses besoins, est le seul qui puisse fixer le bonheur sur la terre; il n'a existé encore nulle part, que nous sachions, dans toute sa pureté; partout, dans tous les temps, il y a eu un mélange plus ou moins abondant et destructeur d'aristocratie, qui, à la longue, l'envahit, le dégrade, le pervertit, et finit enfin par le livrer, après l'avoir absolument dénaturé et corompu, dans là serre cruelle, dans la main de fer du despotisme.
Source : Gallica

Auguste Caunes Le Massacre de juin, ou le Tombeau de la liberté… (1848)

Le devoir du législateur, en ce cas, est d'éclairer le peuple et de le ramener de son égarement par la douceur et la persuasion.
Quand un riche vote en faveur d'un homme puissant pour rétablir les priviléges et les distinctions du rang et de la fortune, il fait sans doute un acte contraire à la philosophie, à la raison ; mais du moins il agit d'accord avec l'intérêt de sa position et les préjugés de son orgueil : c'est, si l'on veut, l'action d'un égoïste, ennemi de l'égalité, d'un mauvais citoyen ; mais l'homme du peuple, en imitant le riche, agit ici en dupe
Source : Gallica

Auguste Caunes Du Gouvernement de tous, ou de la République sans anarchie…

Il n'y a de place sur la terre que pour deux maîtres, c'est-à-dire qu'il ne peut y avoir que deux sortes de dominations : celle d'un homme où celle d'un peuple. La souveraineté échue à un seul être est un cas fortuit, dû au hasard, à la force, à là violence, à la conquête faite à main armée ou par surprise; c'est une souveraineté de fait et non de droit, dont la durée, quelque prolongée qu'elle soit, ne peut être légitimée et garantie que par le principe accidentel qui l'a créée.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature