Eugène Bazin

1870-1871 (1872)

Résumé

Eugène Bazin,  1870-1871 (1872)

“ « Pour qu'elle vive, il faut qu'on l'aime. »
Mais enfin, ce quelque chose de mélodieux, d'ailé, de céleste, d'indéfinissable et d'infini, cette fleur de l'âme, que le souffle d'une autre âme fait mieux éclore, qu'en adviendra-t-il, dans la démocratie, parmi ces peuples qu'on se représente comme peu portés aux poétiques mélancolies ; mais d'un esprit positif par excellence?
Je ne puis accorder à M. de Lamartine que, pour une démocratie, il n'y a guère d'autre poésie possible et digne d'intérêt, que l'épopée aux cent mille voix, l'épopée humanitaire.
”
Source : Gallica

Eugène Bazin,  1870-1871 (1872)

“ C'est que la République est encore le nom qui exalte le mieux un peuple. La République est d'instinct au fond des âmes, si elle n'est pas encore tout à fait dans nos moeurs. On sait qu'avec elle c'est la nation même qui a combattu, et que c'est pour tous qu'on a vaincu. La République, ou si l'on veut, la France n'a besoin, pour briller, ni de couronnes, ni de lauriers; quand elle a confondu ses ennemis, elle se réjouit du coeur, virilement et sans forfanterie ”
Source : Gallica

Eugène Bazin,  1870-1871 (1872)

“ « On peut en effet prévoir, continue-t-il, que les poëtes démocratiques peindront des passions et des idées, plutôt que des personnes et des actes. »
« Le langage, le costume et les actions journalières des hommes, dans la démocratie, se refusent à l'imagination de l'idéal ; ces choses ne sont pas poétiques par elles-mêmes; et cela force les poëtes à creuser sans cesse au-dessous de la surface, au-dessous des sens, afin d'entrevoir l'âme même. Or, il n'y a rien qui prête plus à la peinture de l'idéal, que l'homme ainsi envisagé dans les profondeurs de sa nature immatérielle. »
”
Source : Gallica

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