Résumé

Vielbanc L'Homme du peuple devant une cour d'assises… (1833)

Esclave et tyran sont égaux dans le sépulcre. Ces hautes leçons ne sont point aujourd'hui perdues pour le peuple. Le despotisme, malgré tous ses efforts pour étouffer l'intelligence en dégradant l'âme par la corruption et l'ignorance, ne peut et ne pourra jamais anéantir la pensée. L'homme aujourd'hui connaît sa nature et sa mission sur la terre : la raison et le sentiment lui prouvent qu'il est bon, que la morale est son unique; loi, et que le trôné est l'enfantement de l'égoïsme.
Source : Gallica

Vielbanc L'Homme du peuple devant une cour d'assises… (1833)

Messieurs les jurés, vous êtes peuple aussi vous, vous êtes citoyens; disons donc ensemble à ceux qui font les lois : Législateurs, cessez donc de chercher vos inspirations dans les abus, et de marcher sous le patronage de la haine du peuple. Votre droit public nous rend la vie pénible, et cependant notre mission sur la terre n'est point pour la gêne et la détresse; car l'existence nous est donnée pour être douce. Si vous voulez votre propre bonheur, si vous désirez la prospérité publique, étouffez l'opulence qui enfante le vice, éteignez le paupérisme qui pousse aux forfaits.
Source : Gallica

Vielbanc L'Homme du peuple devant une cour d'assises… (1833)

Puisque l'homme est libre, il doit répondre de sa vie: nul, par conséquent, n'est en dehors de la loi: il doit accepter l'éloge ou le blâme qu'elle dispense , ce qu'il y a de plus saint, de plus sacré sur la terre, c'est la liberté de l'homme: pour la mettre hors d'atteinte des passions de l'arbitraire et du méchant, les magistrats chargés de veiller à la sûreté et à la police de l'état recevront leur mandat du peuple, parce qu'au peuple seul appartient le droit: d'en fixer les conditions et l'étendue. Le citoyen qui le recevra , l'exercera sous sa responsabilité.
Source : Gallica

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