Résumé

Paris : son passé, son présent… (1877)

« Souvenez-vous des anciens jours, où Paris fut si chrétien, si généreux et si dévoué à votre gloire. Il est vrai, ma soeur a grandement péché : elle pèche encore; mais vous êtes toujours le père de l'enfant prodigue. Envoyez-lui, comme à Saul sur le chemin de Damas, une de ces grâces puissantes, qui l'arrête sur la route de l'iniquité. S'il vous faut une victime, prenez-moi à la place de ma soeur et sauvez-la. »
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A sa soeur, elle dit, le coeur brûlant de tendresse : " Souvenez-vous des jours de notre enfance, alors que nous marchions d'un pas égal dans le chemin de la vertu.
Source : Gallica

Paris : son passé, son présent… (1877)

Un peuple de fonctionnaires, qu'on nous permette de le dire, est un peuple d'automates et de valets. Un peuple de valets est un peuple sans indépendance. En général, le fonctionnaire ne connaît d'autre règle que la volonté du maître, et de mobile que la conservation, à tout prix, de sa place grande ou petite.
Un peuple qui en est là, est un peuple déchu. A moins d'un miracle, un peuple déchu est un peuple fini. C'est le terme fatal auquel Paris a travaillé à conduire la France, et auquel, restant ce qu'il est, il continuera de travailler avec un succès désespérant.
Source : Gallica

Paris : son passé, son présent… (1877)

A Paris est imputable la perversion et la dépopulation des campagnes, parce que Paris est le centre homicide de la centralisation et de la richesse. Pour avoir de la lumière et de la chaleur, on veut s'approcher du soleil. Afin d'obtenir l'une et l'autre, ce qui est loin d'arriver toujours, il faut venir à Paris et commencer par s'abdiquer soi-même.
Là, dans les rouages impitoyables des administrations supérieures, viennent se briser et s'annihiler toutes les forces vives de la nation. Paris règne et gouverne. Une émeute triomphante dans Paris suffît pour mettre la France en révolution.
Source : Gallica

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