Garde meurtrière de Paris

Définition et enjeux

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot,  Paris qui souffre. Les Prisons de Paris et les prisonniers (1890)

“ Une cartouche perdue par un braconnier, fait découvrir en lui le meurtrier d'un garde-chasse ; une carte de visite, au milieu de cent autres, met sur les traces de l'auteur d'un triple assassinat ; une enveloppe de lettre, oubliée par mégarde, conduit à l'échafaud un homme auquel personne n'avait songé ; un assassin pour s'être présenté devant le juge comme témoin avec un menton trop rasé de frais, se trahit lui-même ”
Source : Gallica

Marie Marguerite,  Journal de l'orpheline de Jaumont (1872)

“ L'arrivée de nouveaux bataillons de la garde nationale mit fin à cette bagarre, le feu cessa, la place et l'avenue furent évacuées avec une merveilleuse promptitude, et les trois quarts de Paris n'apprirent que le lendemain l'agression aussi lâche que folle dont le gouvernement avait failli être la victime.
Tout cela a duré bien peu, mais le résultat de cette ignoble émeute n'en a pas moins été sanglant, plus de quarante cadavres ont été relevés sur la place, des femmes et des enfants ont été tués
”
Source : Gallica

Portrait de Georges Cain Georges Cain,  Coins de Paris

“ Mais les conjurés n'avaient pas songé que le Roi, passant en revue la Garde nationale, suivrait, non pas le milieu du boulevard, en dos d'âne à cause de l'écoulement des eaux, mais bien les chaussées beaucoup plus basses le long desquelles les troupes étaient rangées. La volée de balles, renversant femmes, enfants spectateurs, officiers et escorte placés à la gauche du Roi, passa par-dessus sa tête et n'atteignit que le haut de son chapeau à cornes: ce fut une effroyable tuerie, le boulevard ruissela de sang ”
Source : Gutenberg

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