Maxime Du Camp,
L’État civil à Paris
“ Des gens fort scrupuleux pour tout le reste n’hésiteront pas à marier une fille scrofuleuse qu’on accouplera peut-être avec un fils ruiné et couvert de dettes. Les mères, qui considèrent le célibat comme une honte pour leurs filles, ne reculent devant rien pour leur trouver un mari : faux renseignemens sur la fortune, sur la santé, sur la filiation, sur ce que l’hypocrite langage du monde appelle des espérances, fausses appréciations des mœurs, du caractère, rien n’est oublié, tout est mis en œuvre pour parvenir à un mariage qui sera malheureux et d’où sortiront des avortons rachitiques. ”
