Résumé

Recueil des documents officiels relatifs à la reconstitution des actes de l'état civil… (1872)

Entre tous les désastres que le passage de la Commune a fait subir à Paris, celui qui frappera le moins les yeux de l'étranger, mais qui restera le plus sensible aux familles parisiennes, le plus irréparable, le seul vraiment irréparable, c'est la destruction des actes de l'état civil. Par une fatalité inouïe, ou plutôt par une combinaison scélérate, les deux dépôts où étaient gardés les registres que la loi ordonne de tenir en double pour les soustraire à toute chance de destruction, ont été en même temps livrés aux flammes.
Source : Gallica

Recueil des documents officiels relatifs à la reconstitution des actes de l'état civil… (1872)

Dans la loi concernant les biens soustraits à l'État ou aux particuliers par les auteurs ou complices de l'insurrection, vous avez établi que le laps de temps pour la revendication de ces biens ne courrait que du jour où l'insurrection serait définitivement terminée.
Mais en même temps, et c'est le procédé que j'ai à vous rappeler, vous avez décidé que cette reprise des affaires, que cette fin de l'insurrection serait constatée par une déclaration du gouvernement insérée au Journal officiel.
Source : Gallica

Recueil des documents officiels relatifs à la reconstitution des actes de l'état civil… (1872)

La vie civile est comme suspendue. On naît, on meurt toujours : il n'est besoin pour cela de permission ; mais le mariage est entravé. Pour se marier, en effet, il faut produire son acte de naissance, et si les parents sont morts, les actes de décès des parents. Or, les moyens prévus par le Code pour les cas exceptionnels où les registres étant perdus, les extraits ne peuvent être produits, exigent des formalités telles que plusieurs y trouveraient de véritables empêchements au mariage ou des prétextes pour s'en passer.
Source : Gallica

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