Filiation

Définition et enjeux

Albert Guyard,  Des preuves de la filiation légitime (1870)

“ L'enfant pour être légitime doit prouver sa filiation tant à l'égard du mari qu'à l'égard de la femme. Or, l'acte de naissance que vous invoquez prouve, au contraire, une filiation adultérine, puisqu'il prouve, d'un côté, la maternité d'une femme, de l'autre la paternité d'une homme qui n'est point son mari. Vous ne pouvez arbitrairement scinder ces énonciations, retenir celles qui vous servent, et répudier celles qui vous nuisent : vous devez accepter l'acte pour le tout en vertu du principe éminemment juridique et équitable de l'indivisibilité qui ne souffre pas d'exceptions. ”
Source : Gallica

Gustave Allègre,  Le code civil commenté à l'usage du clergé… (1895)

“ Les mots de Paternité et de Filiation expriment des idées corrélatives.
La filiation est le lien qui unit l'enfant à ses père et mère : lorsque ceux-ci sont mariés, la filiation est dite légitime; elle est naturelle lorsque l'enfant est le fruit d'une liaison irrégulière, quelle qu'ait d'ailleurs été sa durée. Enfin, dans certains cas et sous des conditions déterminées, l'enfant né hors mariage peut voir sa situation régularisée par la légitimation.
”
Source : Gallica

Dictionnaire de théologie catholique

“ Une personne seule, et non pas une nature, peut soutenir et soutient toujours en fait ce rapport de filiation, peut être appelée fils et l’est en réalité. — La nature, la nature transmise de père à fils, est bien la raison, le fondement du rapport de filiation vraie, naturelle, mais elle n’est rien de plus ici ; et la collation volontaire des droits filiaux est la raison, le fondement de l’adoption, et rien de plus. ”
Source : Wikisource

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