Albert Guyard, Des preuves de la filiation légitime (1870)
“ L'enfant pour être légitime doit prouver sa filiation tant à l'égard du mari qu'à l'égard de la femme. Or, l'acte de naissance que vous invoquez prouve, au contraire, une filiation adultérine, puisqu'il prouve, d'un côté, la maternité d'une femme, de l'autre la paternité d'une homme qui n'est point son mari. Vous ne pouvez arbitrairement scinder ces énonciations, retenir celles qui vous servent, et répudier celles qui vous nuisent : vous devez accepter l'acte pour le tout en vertu du principe éminemment juridique et équitable de l'indivisibilité qui ne souffre pas d'exceptions. ”
