Résumé

Alfred Juvara Les enfants naturels en droit international privé… (1898)

Mais, si telle a été l'intention du législateur, il aurait dû distinguer entre le père et la mère, — car on ne voit pas comment une femme aurait des doutes sur sa maternité — et, d'autre part, l'authenticité de la reconnaissance, tout en la rendant plus rare, est impuissante à prévenir les fraudes. Ce n'est ni l'officier de l'état civil, ni le notaire, ni les témoins qui peuvent empêcher un individu passionné ou malhonnête de reconnaître un enfant qui ne lui appartient pas, en revanche, l'acte
authentique a le grand avantage d'assurer l'irrévocabilité et la conservation de la reconnaissance.
Source : Gallica

Alfred Juvara Les enfants naturels en droit international privé… (1898)

Il est évident que la reconnaissance faite par un étranger devant un notaire, en France, ou devant le juge de paix, sera valable partout, quelle que soit la forme exigée par sa loi, ou le nombre de témoins nécessaires ; et il est encore certain qu'un français reconnaîtra valablement son enfant à l'étranger, même devant un huissier ou un garde-champêtre, si ces officiers ont compétence, d'après leur loi, pour recevoir de pareils actes - tout ceci n'est qu'une pure application de la règle, locus regis actum, et est admis par tout le monde.
Source : Gallica

Alfred Juvara Les enfants naturels en droit international privé… (1898)

L'article 908, nouveau, quoique préférable à l'ancien, n'échappe pourtant pas à toute critique ; en effet, il dit premièrement que l'enfant naturel ne peut recevoir par testament, une libéralité qui jointe à sa part héréditaire, dépasse une part d'enfant légitime, le moins prenant — et cela pour la raison très vague que le législateur doit préférer le mariage et le faire respecter. Comme si le père qui avantage son enfant naturel le faisait pour déconsidérer le mariage.
Le père qui laisse à un enfant plus qu'à un autre, ne le
fait que pour une raison sérieuse.
Source : Gallica

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