Résumé

Pierre Lhostis La Recherche de la paternité naturelle… (1898)

Peut-on raisonnablement mettre en parallèle l'affreuse misère de la fille-mère abandonnée avec un enfant sur les bras, et les quelques inconvénients qui pourront, peut-être, résulter quelquefois, rarement, de la recherche de la paternité? Parce que une fois sur cent, et nous nous refusons absolument à admettre une proportion d'erreurs plus élevée, un homme aura été chargé d'un enfant qui n'est pas le sien, peut-on condamner quatre-vingt-dix-neuf femmes au déshonneur, à la misère, au désespoir, à l'impossibilité de vivre, et leurs
enfants souvent à la mort
Source : Gallica

Pierre Lhostis La Recherche de la paternité naturelle… (1898)

Le père pourra donc impunément reconnaître sa paternité dans des lettres ou dans d'autres écrits privés, et employer ce moyen, avec bien d'autres, pour tromper davantage la malheureuse dont il abuse; il pourra, pendant longtemps, peut-être, donner à l'enfant les soins qui indiquent à tous que cet enfant est son fils; la mère et l'enfant n'en sont pas moins pour lui des étrangers, si tel est son bon plaisir, et quels que soient les faits dont ils demandent à établir la preuve, ils se verront toujours opposer la règle impitoyable : « La recherche de la paternité est interdite. »
Source : Gallica

Pierre Lhostis La Recherche de la paternité naturelle… (1898)

Il semble qu'un esprit complètement étranger à l'état actuel de nos mœurs, en présence d'un tel précepte, soit porté à penser que c'est à raison de son inutilité que la recherche de la paternité n'est pas admise ; la génération actuelle, se dirait-il est parvenue à un tel degré de perfection, qu'il n'est plus nécessaire de contraindre les hommes à accomplir leurs devoirs ; le père éprouve pour son enfant un amour et un dévouement tels qu'il est inutile de lui rappeler les obligations que la paternité lui impose : la société n'a pas à s'en inquiéter
Source : Gallica

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