Paul Guerrier, Étude sur les restrictions et déchéances de la puissance paternelle (1895)
“ On conçoit facilement, dès lors, que si les ascendants détournent leur autorité de la fin qui est sa raison d'être, c'est-à-dire s'ils laissent leurs enfants livrés à eux-mêmes ou s'ils usent de leur puissance pour les inciter au vice, celle-ci doit disparaître. Le droit naturel qui arme les père et mère pour le bien des enfants ne les arme point pour le mal. C'est là le principe de la déchéance de la puissance paternelle, question grave et importante entre toutes, qui intéresse l'ordre public et les bonnes mœurs et qui, à ce titre, mérite d'arrêter sérieusement l'attention des législateurs. ”
