Résumé

Paul Delepierre Histoire de la puissance paternelle… (1887)

Droit d'éducation — Il est un autre droit qui est la conséquence directe et indiscutable de l'obligation imposée par la loi aux père et mère « de nourrir, entretenir et élever leurs enfants » (Art. 203) . C'est le droit d'éducation. L'obligation d'élever l'enfant, implique celle de lui donner une éducation conforme avec le rang, la situation qu'il est destiné à occuper un jour dans la société : « Elever, c'est faire germer dans l'âme les divines semences que son auteur y a jetées ; c'est ouvrir l'esprit à la science, c'est instruire (2) . »
Source : Gallica

Paul Delepierre Histoire de la puissance paternelle… (1887)

Ce que l'on a blâmé le plus dans l'oeuvre de l'Assemblée législative, c'est la tendance prédominante du législateur à supprimer les garanties données par les ordonnances des rois, pour préserver les enfants contre l'entraînement des passions lorsqu'ils veulent se marier.
A partir de ce moment, les lois destructives de l'autorité du père de famille se succédèrent rapidement. « Qu'on ne m'oppose plus la puissance paternelle, s'écriait Lanjuinais, elle n'est qu'une tutelle naturelle, c'est-à-dire le droit de garder la personne et d'administrer les biens. »
Source : Gallica

Paul Delepierre Histoire de la puissance paternelle… (1887)

« La puissance paternelle, disait Cunin Gridaine, à la Chambre des pairs, (séance du 12 janvier 1841) , n'est pas le droit brutal d'exploiter les forces de l'enfance et de paralyser le développement de ses facultés, de vendre sa santé et sa vie. La puissance paternelle est le droit du bienfait et non de l'abus. »
Loi du 28 mars 1882. — Mais l'atteinte la plus grave portée à l'autorité du père de famille, le fut par la loi du 28 mars 1882, qui vint rendre légalement obligatoire le devoir moral des père et mère, de faire instruire leurs enfants.
Source : Gallica

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